CHRONIQUE FORMATIVE
Le 19 avril 2010, France 2 s’interrogeait de la sorte, dans Complément d’enquête (émission toujours visible sur le web http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=EMISSION_COMPLEMENT_D_ENQUETE). Pour accrocher le chaland, dès le démarrage, le reportage présente une formation, en caméra caché, de biochirurgie immatérielle, c'est-à-dire opérer par la pensée, un simulacre d’opération pour un coût de 2 500 € par personne et par semaine, et la possibilité d’un parcours pouvant aller jusqu’à 4 sessions, soit 10 000 €… et, les entreprises… enfin deux ou trois auraient financé la formation au titre de la formation professionnelle avec le témoignage d’un « vendeur international dans l’automobile ». Le spectacle est là,… burlesque… d’ailleurs un peu plus loin, le reportage reconnait que cet organisme de formation n’a plus droit de former… qu’en dire ?
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CHRONIQUE FORMATIVE
Pour introduire une réponse, il s’agit de remarquer que selon l’OSF, l’Organisation Scientifique de la Formation, la réponse est non, car il n’y a pas intentionnalité de la formation. La formation est un processus qui nous conduit d’un point A à un point B, et sans point B clairement identifié et une volonté de l’atteindre, point de formation. Les réseaux sociaux n’ont pas cette intentionnalité qui fait la formation.
Mais ce n’est pas si simple, car si on lit la presse, on peut dire que les personnes qui participent aux réseaux sociaux changent de comportement, le plus souvent la littérature consiste à regretter ces nouveaux comportements, les jeunes ne s’abrutissent-t-ils pas sur Twitter ? S’il y a transformation et il y a bien trans-formation, comme processus de mutation. Cela nécessite qu’on y regarde de plus près…
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CHRONIQUE FORMATIVE
L’idée peut paraître surprenante tant les deux termes sont proches dans leurs usages, mais cela recouvre-t-il une même réalité ? Autrement dit, qu’est-ce qu’une organisation apprenante ? Une organisation apprenante suppose déjà que l’organisation apprenne, c’est une hypothèse forte même si aujourd’hui, tout le monde semble l’accepter, alors, pourquoi pas… L’organisation est apprenante quand elle apprend…c'est-à-dire que toutes les organisations n’apprennent pas, alors qu’elles agissent toutes. Comme quoi l’âge ne fait rien à l’affaire comme disait la chanson. C’est Chris Argyris et Donald Schön qui les premiers ont proposés une grille de lecture pour définir une organisation apprenante avec le concept de boucles d’apprentissage. Il existe deux types de boucles d’apprentissage.
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CHRONIQUE FORMATIVE
La question peut paraitre iconoclaste, payer pour apprendre. Mais ce n’est pas si étrange que cela : qui aurait parié que l’on paierait des lycéens, juste pour qu’ils soient présents en cours. La somme, aujourd’hui, est de 2 000 €, mais pourrait aller jusqu’à 10 000 €. Heureusement, cette expérimentation est pour la bonne cause, la cagnotte sera consacrée à des projets éducatifs. Mais demain ? L’expérience Anglaise montre qu’un élève peut gagner de 15 à 100 euros par semaine, selon un système de tirage au sort. Ce n’est pas neutre, 400 euros pour un mois… Si l’éducation nationale accepte de payer pour obtenir ce qu’elle attend, le monde de l’entreprise, monde de l’argent par excellence, peut naturellement s’interroger : pourquoi ne pas payer les stagiaires ?... après tout, si cela augmente l’efficacité…
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CHRONIQUE FORMATIVE
L’entreprise est à la recherche de référents solides et quelle plus grande garantie de solidité que de se retourner vers les fameux fondamentaux, qui ne sont souvent pas loin du fameux « c’était mieux avant ». Mais cette problématique peut aller au-delà si l’on ne la prend par un bout non usuel. Pour découvrir les fondamentaux de la pédagogie encore faut il définir ce que l’on appelle un pédagogue. Philippe Mérieu agitateur de pédagogie nous propose une définition qui désacralise la fonction. Il faut avoir 3 compétences : la première, mobiliser les élèves ce que d’aucun appellent l’appétence pédagogique. Faire en sorte que les individus aient envie de s’engager dans la formation. On sait qu’un individu motivé apprend beaucoup plus vite qu’un individu qui ne l’est pas. Les théoriciens de la motivation viennent compléter les théoriciens de la pédagogie qui recouvrent notre deuxième compétence. Le pédagogue doit savoir structurer les savoirs, le cœur historique de la pédagogie. Organiser se qui va être découvert, structurer les étapes de la mémorisation avec le fameux process pédagogique. Et enfin, troisième compétence, accompagner le parcourt d’apprentissage de chacun avec une posture qui respecte le temps et le mode d’apprentissage personnel. L’ensemble de ces 3 étapes représente la pédagogie mise en œuvre en entreprises avec des mixtes plus ou moins structurées suivant les choix et la maturité de chaque entreprise.
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